Il y a des moments dans un voyage (et dans la vie), où il y a tellement de possibilités, que l'on ne sait plus où se pitcher. Des fois, à force d'être trop ouverte aux propositions, ça vient que l'on se perd. J'ai beau à être stable dans ma vie présentement, c'est incroyable comment ça bouge. Ça bouge surtout dans ma tête. Depuis 3 semaines, il y a des jours où je veux quitter Paris, d'autres pas. Je veux quitter ma job et des fois non. Je veux partir en voyage ou bien rester ici.
Ma coloc me disait: «Aurélie, c'est comme si tu étais dans un grand carrefour et il y a pleins de directions que tu peux prendre.» C'est juste que je ne sais pas encore laquelle prendre. Elles mènent où ces voies?? Ces chemins, est-ce qu'ils finissent tous par se rendre au même endroit? Au bout de la ligne, vais-je finir à la même place ou tout change selon la direction que je prends?
Il y a trois semaines, je voulais tout sacrer là. Je voulais quitter Paris, mon appart, ma vie et repartir à zéro. Repartir en voyage. Voyager et aller travailler sur le bord d'une plage.
Il y a deux semaines, je voulais aller à l'île de la Réunion. Une semaine pour célébrer un mariage de mes deux amis.
Il y a une semaine, je ne voulais plus quitter Paris. Je voulais peut-être partir quelques semaines pour revenir. Tout ça pour un mec. Un beau Français.
Vendredi passé, je voulais vraiment quitter Paris. À cause du maudit Français. Sans commentaire.
Hier, je voulais aller passer l'été à l'île de la Réunion. Pour y travailler. Et aussi me faire bronzer.
Mais aujourd'hui, tout a chamboulé.
Une cliente m'a proposé de m'engager dans son entreprise. Elle est commerçante. Elle fabrique des bijoux. Imaginez-vous donc, qu'elle me veut. Pour l'aider à monter ses bijoux. Pour éventuellement en créer pour les commercer dans le monde entier. Nous deux, ça a tout de suite cliqué. On s'est rencontré. Et voilà, ça marche. Tout d'un coup, au moment où je me disais que ça pourrait être bien de faire un peu plus de bijoux....
Je ne sais pas encore vers quelle voie me diriger. Je reste confiante parce qu'on dirait que ça se dessine sans que je le veuille. De toute façon, ça m'inquiète pas, je sais qu'au bout, ça va être beau.
Paris, c'est pas fini.